Sommet des villes et pouvoirs locaux, Lyon 4-5 déc. 2003

Pour la première fois, les Villes et Pouvoirs locaux ont pu se prononcer collectivement, les 4 et 5 décembre, sur les enjeux reliés aux technologies de l'information et de la communication (TIC).

Le premier constat s'avère être l'énorme écart entre les pays du Nord et du Sud. En effet, si on compte actuellement environ 630 millions d'internautes au niveau mondial, seulement 1,5 % proviennent de l'Afrique et 7 % de l'Amérique latine. Le reste se partage à peu près également entre l'Amérique du Nord (28 %), l'Europe (30 %), et l'Asie (32 %). Même à ce chapitre, l'Asie est sous-représentée si l'on considère sa forte population.

En outre, il faut mentionner que le tiers de la population urbaine planétaire (1 milliard) vit dans des bidonvilles et n'a donc pas accès à Internet. Dans ce contexte, le point fort de l'ouverture du Sommet fut le discours du président du Sénégal, Abdoulaye Wade, qui effectua un vif plaidoyer en faveur d'un Fonds de solidarité numérique, afin de permettre au pays du Sud de combler cet immense écart avec les pays du Nord.

Ni les États-Unis ni l'Europe ne se sont encore prononcés favorablement à la création d'un tel Fonds, administré de façon transparente et autonome, et qui permettrait à quiconque (villes, pays, entreprises, individus) de donner librement des ressources pour tenter de combler le fossé numérique avec les pays du Sud. Cependant, les Villes de Lyon et de Genève se sont engagées pour une somme d'un demi million en dollars canadiens, chacune conditionnellement à l'approbation d'un tel fonds par les états membres de l'ONU.

La naissance d'une nouvelle solidarité

Par le biais du Sommet de Lyon, les 800 représentants des Villes et Pouvoirs locaux de la planète, dont plus de 200 maires (photo officielle), ont adopté une déclaration qui vise à engager les collectivités locales dans une démarche de solidarité avec les pays les plus pauvres.

De plus, ils veulent positionner les Villes et Pouvoirs locaux comme acteurs centraux dans l'intégration des nouvelles technologies auprès des citoyens. Car s'il appartient aux gouvernements nationaux de faire les lois et de fournir les grandes infrastructures, ce sont les collectivités locales qui sont souvent les mieux placées pour répondre aux besoins quotidiens des citoyens.

La part du Québec

Le Québec était représenté par la Ville de Bromont, seule ville de l'Amérique du Nord présente à cette rencontre internationale et par l'organisme communautaire L'Avenue dont son président, Yvon Gagnon, a présenté Arrondissement.com à l'Agora internationale des pratiques. Jean-Yves Beaudoin et Pauline Quinlan ont joué un rôle d'ambassadeur et d'ambassadrice du Québec et du Canada à ce sommet.

En effet, Pauline Quinlan, la mairesse de la Ville de Bromont, a été appelée à intervenir dès la première session plénière de la journée d'ouverture du Sommet en compagnie des maires de Barcelone en Espagne et de Parthenay en France. De plus, elle a présidé un des huit forums du Sommet (gestion de la Cité et démocratie locale) et a été une des participantes à l'atelier sur les enjeux économiques. Elle a aussi été sollicitée pour des entrevues avec des journalistes de la télévision belges et de la radio lyonnaise.

Madame Pauline Quinlan, mairesse de la Ville de Bromont au Sommet des villes et pouvoirs locaux, Lyon 4-5 déc. 2003À la clôture du Sommet, Mme Quinlan a signé la déclaration d'Helsinki sur le rôle des Villes sur la société de l'information de même que la déclaration de Lyon pour l'action des Villes et des Pouvoirs Locaux sur la Société de l'Information, déclaration présentée aux chefs d'états au Sommet Mondial sur la société de l'information qui s'est tenu à Genève la semaine suivante. Elle a fait partie de la délégation des maires du monde.

Bref, la Ville de Bromont s'est très bien positionnée lors de ce sommet international.




Voir aussi le compte rendu du Sommet Mondial sur la Société de l'Information, Genève 10-12 déc. 2003

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