659, rue Shefford, lot no 1222
ARCHITECTURE
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Cette résidence d’un des pionniers de West
Shefford a subi d’importants changements au cours
des ans. Ce fut d’abord la galerie que l’on
modifia à une ou deux reprises pour ensuite finir
par la remplacer par un perron de ciment. Les fenêtres,
de chaque côté de l’entrée principale,
furent agrandies pour en doubler la surface et le clin de
bois recouvert d’aluminium. Bien qu’ancienne,
l’énorme lucarne, disproportionnée par
rapport à l’ensemble, n’est pas d’origine.
L’intérêt de cette propriété
tient plus à son histoire, qui est intimement reliée
à celle du village, qu’à sa valeur architecturale.
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HISTORIQUE
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| 1820 |
Thomas
Wood achetait de John Savage 50 acres de terre dans le lot
3 du 1er rang.
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| 1842 |
Thomas
Wood était propriétaire d’une terre de
125 acres dont une partie, située au sud du chemin,
s’étalait jusqu’à la limite des
cantons de Shefford et Brome.
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| 1861 |
Bien
indentifié au recencement, Thomas Wood, cultivateur,
possède une maison d’un étage et demi.
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| 1864 |
La
résidence Wood apparaît sur la carte Walling.
Soulignons ici que la famille est très représentée
au village au XIXe siècle. Cinq fils et filles de la
famille Hezekiah Wood - Lydia Savage y résident: Thomas,
Joël et John et les filles Lydia et Harriet, mariées
respectivement à Roswell Cutler et Joshua Clark.
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| 1885 |
La
succession de Thomas Wood vend la terre à Arthur Wood,
neveu du défunt. La même année, le récent
propriétaire revend la maison avec au plus deux acres
et demi de terrain à Cléophas Vachon qui n’était
pas un nouveau venu au village. En 1873, ce dernier était
associé à Joseph Massé, alors propriétaire
d’un atelier de charpentier-menuisier situé aux
abords du pont, sous la raison sociale de «Massé
et Vachon». Vachon met fin à cette entreprise
lorsqu’il s’associe en 1878 à son frère
Théodule dans la fabrication de portes, châssis
et persiennes.
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| 1900 |
Cléophas
Vachon se départit de sa propriété pour
aller tenter sa chance aux États-Unis. Le nouvel acquéreur,
Adélard Cloutier, est employé du chemin de fer.
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| 1916-18 |
Célina
Hétu acquiert la propriété pour la revendre
deux ans plus tard à Cécile Boucher, épouse
du manufacturier de pianos Napoléon Pratte. Les pianos
Pratte étaient fort appréciés des connaisseurs.
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| 1935 |
Cécile
Boucher vend à James Ellis Brack, fermier retraité.
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| 1944 |
Miles
Enright achète de Cécilia Brack. Enright sera
secrétaire-trésorier de la municipalité
de 1938 à 1964, secrétaire de la Commission
scolaire et assumera la charge de gérant de la Banque
Canadienne Nationale durant 25 ans. La maison servira pendant
de nombreuses années de salon funéraire.
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| 1963 |
Miles Enright vend la propriété à son
fils Wayne pour 1 $.
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©
Société
d'histoire de la Haute-Yamaska 2002

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