Histoire

Histoire

La Ville de Bromont occupe aujourd’hui le territoire du village de West Shefford ainsi qu’une partie du territoire du village d’Adamsville. John Savage, américain de naissance mais d’origine irlandaise et loyaliste qui, suite à la guerre d’indépendance américaine, fut le premier habitant de West-Shefford et de toute la région à venir s’établir, en 1793, sur le territoire de ce qui formera plus tard le village de West Shefford. West Shefford fut incorporé en 1888. Georges Adams, marchand de la seigneurie de Saint-Armand, vint s’établir sur le territoire d’Adamsville après avoir acquis une grande superficie de terrains et un moulin à scie. Le Village d’Adamsville fut incorporé en 1916.

La Ville de Bromont fut fondée en 1964, par des entrepreneurs, les frères Rolland et Germain Désourdy (maire de Bromont de 1964 à 1977), selon deux axes majeurs de développement : le secteur récréo-touristique et le secteur industriel de haute technologie, qui devaient cohabiter avec le secteur résidentiel, tout en protégeant l’environnement et la qualité de vie. Une ville à la campagne, diraient certains. Dès lors, la réglementation d’urbanisme, avec des normes rigoureuses, devient la pierre angulaire du développement harmonieux de la Ville.

Entre 1964 et 1974, suite à 2 fusions (le village de West-Shefford et une partie du village d’Adamsville) et à 12 annexions, le territoire de la Ville de Bromont s’étend sur 108,36 kilomètres carrés.

Dès 1964, le Mont Brome est prêt à accueillir les premiers skieurs.
Le secteur récréo-touristique allait se développer pour devenir, aujourd’hui, une attraction touristique quatre saisons : ski, golf (4), vélo, équitation, parc aquatique, base de plein air, etc.

À plusieurs reprises la Ville de Bromont s’est distinguée au niveau sportif. En effet, la Ville de Bromont est l’hôte, en 1976, des disciplines équestres des Jeux olympiques, de l’International Bromont, qualification pour la Coupe du monde d’équitation (depuis 1977), de la Coupe du monde de ski acrobatique, en 1986, des finales de la Coupe du monde de ski alpin, en 1989, du Championnat de l’Est du Canada de vélo de montagne, en 1990, du Championnat canadien de vélo de montagne, en 1992, du Congrès mondial de camping et de caravaning (47 pays) et du Championnat mondial de vélo de montagne, en 1994, du Championnat québécois de vélo de montagne, en 1993, 1996 et en 1997, de la Coupe du monde de vélo de montagne, en 1998, de la Finale de la Coupe du monde de vélo de montagne Cross-Country Grundig/UCI.

L’Aéroport régional de Bromont (aujourd’hui, administré par la Régie aéroportuaire régionale des Cantons de l’Est, constituée par les Villes de Bromont, Cowansville et Granby), fut inauguré en 1968, en plein coeur de ce qu’allait devenir un parc industriel de haute technologie, comprenant une superficie de 2 632 hectares.

En 1970, une première grande industrie, IBM Canada, s’installe dans le parc industriel de Bromont. Par la suite, plusieurs industries vinrent s’établir à Bromont, en particulier, Quali-T-Tube (1972), Dalsa Semi Conducteur, GE Canada (1982), Hyundai (1986), Unifix (1986), Imprimeries Québécor (1988), Thomas & Betts, etc.

Ont succédé à Monsieur Germain Désourdy, au poste de maire de la Ville de Bromont
Messieurs Robert Leboeuf (1977-1978), Pierre Jacob (1978-1982), Pierre Bellefleur (1982-1996), Robert Désourdy (1996-1998) et Madame Pauline Quinlan (depuis novembre 1998 ), actuelle mairesse de la Ville.

Armoiries

  • TOURELLE: Se pose au-dessus de l’écu pour les villes seulement
  • ÉCU: L’écu est formé de deux parties. La partie du haut provient de la forme de l’écu anglais et la partie du bas de l’écu français pour souligner la bonne entente entre les deux nations.
  • Les feuilles d’érable entourant l’écu identifient la Ville de Bromont comme ville canadienne.
  • MEUBLES DE L’ÉCU :
  • AILE DE L’AIRE: indique l’Aéroport de Bromont.
  • LES CERCLES OLYMPIQUES: représentent les sports d’été et d’hiver.
  • ROUE D’ENGRENAGE: symbole de l’industrie.
  • LA BANDE BLEUE: la bande bleue traversant l’écu de gauche à droite, à angle de 45 degrés représente la rivière Yamaska.
  • AIGLE: aigle rouge sur argent symbolise la force de volonté.
  • ARBRE: arbre sinople sur fond d’or détermine l’emplacement de Bromont dans une nature d’une richesse incomparable.
  • DEVISE: «S’unir pour parvenir.»

 

armoirie

Toponymie

Commission de toponymie et toponyme

La Commission de toponymie a été créée le 26 août 1997. Elle remplaçait la Commission de géographie qui, elle, avait été instituée par un arrêté en conseil, le 15 novembre 1912.

La toponymie est la science qui a pour objet l’étude et la gestion des noms de lieux. Un toponyme se définit comme un nom propre utilisé pour désigner les noms de lieux ou les noms géographiques.

La Commission de toponymie a pour mandat :

  • l’établissement des normes et des règles d’écriture à respecter dans la dénomination des lieux ;
  • l’inventaire et la conservation des noms de lieux ;
  • l’établissement et la normalisation de la terminologie géographique, en collaboration avec l’Office de la langue française ;
  • l’officialisation des noms de lieux ;
  • la diffusion de la nomenclature géographique officielle du Québec

Source : Guide toponymique du Québec

Noms des lieux

Ces noms de lieux se divisent en quatre catégories principales: les noms d’entités géographiques naturelles (mont Soleil, rivière Yamaska, lac Bromont, etc.), les noms d’entités géographiques artificielles (pont Champlain, barrage Choinière, etc), les noms d’entités administratives (Ville de Bromont, Canton de Shefford, Municipalité régionale de comté de La Haute-Yamaska, réserve faunique de la rivière-Matapédia, etc.) et les odonymes ou noms de voies de communication (rue Shefford, chemin de Gaspé, route Pierre-Laporte, autoroute des Cantons-de-l’Est.

Officialisation des noms de voies de communication

C’est en 1986 que la Ville de Bromont a fait officialiser ses odonymes ainsi que son gentilé, Bromontois et Bromontoise, par la Commission de toponymie du Québec. En 1988, la Ville de Bromont choisissait son nouveau logo et en 1989, lors de son 25e anniversaire de fondation, la Ville en profitait pour renouveler ses enseignes de rues en arborant le nouveau logo et en adoptant la nouvelle manière d’écrire les noms de voies de communication qui respectait les normes édictées par la Commission de toponymie. Ces règles d’écriture concernent autant l’utilisation des abréviations, des accents, des articles, des particules de liaison, des chiffres, des majuscules, des minuscules, des traits d’union que du choix des noms des voies de communication.

Au fur et à mesure de l’ouverture de nouvelles rues, la Ville se doit de les nommer par résolution du Conseil municipal et de les faire officialiser par la Commission de toponymie du Québec.

Générique, spécifique et particule de liaison

Les noms de voies de communication ou odonymes sont formés de l’élément spécifique (Bagot, Shefford, Gaspé, Adamsville, Mésanges, Épinettes, Chapelier, etc.) et de l’élément générique (rue, boulevard, chemin, route, etc.) Ces deux composantes des noms de voies de communication peuvent être liées entre elles par un article, une particule de liaison ou une préposition qui ne s’écrivent cependant sans majuscules (rue de la Rivière, rue du Chevreuil, rue des Verrières, chemin d’Adamsville, boulevard de Bromont, rue de Bagot, etc.). Cependant, comme il y a toujours des exceptions à la règle, la rue de L’Islet et le chemin de L’Assomption s’écrivent avec des  » L  » majuscules car ces articles font partie intégrante du nom de l’élément spécifique. Ainsi, nous allons dire  » Je reviens de La Tuque et je pars pour L’Assomption la semaine prochaine.  » et non  » Je reviens de Tuque et je pars pour Assomption la semaine prochaine. « . Les articles  » La  » et  » L’  » font partie du nom de ces villes.

Comme nous l’avons vu plus haut avec les exemples de  » rue de L’Islet « ,  » chemin de L’Assomption  » et  » chemin d’Adamsville « , nous avons à Bromont une série de noms de voies de communication qui font référence à des noms de circonscriptions électorales, des noms de comtés et des noms de villes. Dans ces cas, il faut ajouter les prépositions  » de  » ou  » d’ « , toujours sans majuscules, entre l’élément génériqueet l’élément spécifique (boulevard de Bromont, rue de Windsor, rue d’Amos, rue d’Adamsville, etc.). Cette proposition indique que l’élément spécifique existe déjà en tant que nom de lieu.

Anthroponyme ou patronyme

Lorsque l’élément spécifique d’un odonyme est composé par un nom de personne, cette personne doit être décédée depuis plus d’un an et un trait d’union doit lier le prénom et le nom de cette personne (route Pierre-Laporte, rue John-Savage). Ce type d’odonyme est nommé anthroponyme ou partonyme.

Ordre alphabétique des toponymes

Dresser une liste des noms de voies de communication se fait en se servant uniquement des éléments spécifiques des toponymes. Il ne faut tenir compte ni des prépositions, ni des articles, sauf pour L’Islet ou L’Assomption parce que, comme nous l’avons vue, ces articles font partie des noms de lieu existant :

Adamsville, chemin d’
Bellechasse, rue de
Cèdres, rue des
Écureuils, rue des
Gaspé, chemin de
L’Assomption, Chemin de
L’Islet, rue de
Saint-Lambert, rue de *

* Il est à noter que les mots  » Saint  » et  » Sainte  » ne doivent pas s’abréger sauf si l’espace est restreint pour les écrire, comme par exemple, sur les enseignes de rue. Ils doivent alors s’écrire ainsi :  » St  » et  » Ste « .

Toponymes

Comme plusieurs ont dû le remarquer, il existe à Bromont des secteurs où il y concentration de population. Les noms des voies de communication de ces secteurs ont généralement des éléments spécifiques de même nature, à quelques exceptions près. Le tableau suivant illustre regroupements de toponymes par secteur :

 Secteurs éléments spécifiques odonymes

Le district mont Soleil et ses environs des noms de villes, de comtés ou de circonscriptions électorales
exemples : rue d’Argenteuil, rue de Boucherville, rue d’Amos, rue de Lévis, rue de Saint-Lambert

Le district lac Bromont des noms d’animaux ou oiseaux
exemples: rue du Chevreuil, rue des Écureuils, rue des Mésanges, rue des Tourterelles

Le parcours du Vieux-Village des noms de vieux métiers
exemples: rue du Bourgmestre, rue du Chapelier,rue du Maquignon

Le parcours Royal Bromont des noms relatifs à la royauté
exemples: rue Charles-X, rue François-1er, rue Louis-Philippe-1er

Le domaine Saint-André des prénoms
exemples: rue André, rue Madeleine, rue Maurice

Le secteur Les Verrières sur le parc des noms d’entité géographiques naturels
exemples: rue de la rigole, rue du sommet, rue de la source

Le mont Gale des noms d’arbres
exemples: rue des Aulnes, rue des Chênes, rue des Cèdres

Le district d’Adamsville des noms de famille
exemples: rue Dion, rue Gagné, rue Messier

Comme indiqué plus haut, il y a quelques exceptions à cette classification des toponymes de la Ville de Bromont. Ainsi la rue du Rocher, situées dans le secteur du lac Bromont serait plus à sa place dans le secteur des Verrières sur le parc. En règle général, cependant, l’élément spécifique des noms de voies de communication donne une indication assez juste du secteur de la Ville où est située une rue recherchée.

Références

Les personnes intéressées par le sujet et qui veulent en savoir plus, peuvent consulter Le Guide toponymique du Québec, 2e édition, Les publications du Québec, 1990. D’autres livres, publiés par le même éditeur, sauront combler la curiosité de ceux qui veulent en savoir plus sur l’origine des noms de lieux au Québec. On peut aussi visiter le site internet de la Commission de toponymie du Québec.