Le communautaire à boutte : une mobilisation nationale pour des engagements financiers durables
10 mars 2026 // CommuniquéFarnham, le 25 février 2026 – Du 23 mars au 2 avril, des milliers de travailleuses et travailleurs du milieu communautaire seront en grève partout au Québec pour dénoncer le sous-financement chronique du milieu et exiger des investissements structurants de la part du gouvernement du Québec.
Mobilisés autour du mouvement Le communautaire à boutte, les travailleuses et travailleurs réclament une indexation et un rehaussement significatif récurrent du financement à la mission inscrits de façon durable dans les budgets gouvernementaux.
À l’automne dernier, une centaine d’organismes de la Mauricie et d’ailleurs ont participé à une première semaine de grève, marquant un tournant pour le milieu communautaire. Cette mobilisation locale est rapidement devenue un mouvement de solidarité d’ampleur provinciale sans précédent et confirme que les enjeux soulevés dépassent largement une seule région : il s’agit d’un constat partagé à l’échelle nationale.
« Ce que nous vivons n’est pas isolé. On constate tous les jours que les groupes communautaires partagent la même réalité. Oui, c’est difficile de fermer des services indispensables et précieux pendant deux semaines pour se faire entendre. Mais si rien ne change, des fermetures définitives vont se multiplier. Il est là le vrai risque. », affirme Caroline Chartier, co-porte-parole du mouvement.
Des revendications structurantes pour l’avenir du Québec
Partout au Québec, les organismes communautaires jouent un rôle essentiel dans le maintien du filet social et répondent à des besoins croissants dans un contexte de précarité grandissante. Or, sans financement stable et adéquat, leur capacité d’agir est compromise. À travers le mouvement Le communautaire à boutte, les organismes du Québec revendiquent :
- Des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du communautaire;
- Un financement suffisant à la mission;
- Une reconnaissance pleine et entière des organismes;
- La protection de l’autonomie et la fin du financement précaire;
- Un engagement clair à investir dans le modèle communautaire comme pilier stratégique.
« Nous demandons au gouvernement du Québec de prendre des engagements financiers clairs et durables. Nous invitons également tous les partis politiques à prendre position publiquement et à préciser leurs engagements envers le milieu communautaire. », soutient Sophie Tétrault-Martel, co-porte-parole.
Une mobilisation qui s’étend partout au Québec
Des groupes communautaires se mobilisent actuellement dans l’ensemble des régions du Québec en prévision de ces deux semaines de grève et différentes actions seront annoncées dans les prochaines semaines. Dans Brome-Missisquoi, environ vingt-cinq groupes communautaires de notre territoire sont présentement mobilisés avec un mandat de grève totale ou partielle.
La mobilisation culminera le 2 avril à Québec, devant l’Assemblée nationale, où des milliers de travailleuses et travailleurs se rassembleront pour interpeller directement les décideurs.
« Le but est de faire comprendre au gouvernement que, sans nous, leur château de cartes s’effondre. Le communautaire est la base de la justice sociale. Nos intervenant.e.s sont autant formé.e.s et compétent.e.s que le réseau, alors, pourquoi nous maintenir dans la pauvreté? » souligne Cédric Champagne, directeur d’Entrée chez soi et co-porte-parole de la cellule locale.
Le message est clair : le mouvement s’organise, s’élargit et entend obtenir des engagements concrets.
Des porte-paroles mobilisé·es dans l’action de proximité
Le communautaire à boutte a désigné comme porte-paroles des travailleuses et travailleurs de groupes communautaires issus de différents milieux, qui portent la voix et les revendications des différentes régions et qui se mobilisent partout au Québec pour dénoncer la précarité de leur secteur. Les porte-paroles officiel·les du mouvement Le communautaire à boutte sont :
Mathieu Gélinas, directeur général, Centre d’action bénévole Trait d’Union
Caroline Chartier, directrice adjointe, Centre Roland-Bertrand
Sophie Tétrault-Martel, intervenante communautaire, Centre des femmes de Longueuil
Les porte-parole locaux officiels sont Cédric Champagne et Béatrice Bénard de l’organisme Entrée chez soi Brome-Missisquoi
Pour en savoir plus sur le mouvement : www.aboutte.info Facebook : Le communautaire à boutte
– 30 –
Source :
Comité national – Le communautaire à boutte
Cellule locale Brome-Missisquoi – Le communautaire à boutte
Pour toute demande d’entrevue, information sur le mouvement en général et rejoindre les porte-paroles, nationaux contactez :
Émilie Marchand, responsable des communications
Courriel | Cellulaire : 418 806-7417
Pour obtenir de l’information concernant la mobilisation spécifique dans Brome-Missisquoi, contactez :
Cédric Champagne, porte-parole local du mouvement de l’organisme Entrée chez soi Brome-Missisquoi
Courriel | cellulaire : 450-272-8672